Tarik Yildiz

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mercredi, juin 29 2011

Avis croisés, Le Nouvel Economiste - Tarik Yildiz

Voici une contribution, publiée dans la rubrique "Avis croisés" du Nouvel Économiste, qui a par ailleurs mentionné mon livre "Le racisme anti-blanc"


A la une

Avis croisés

“Comment expliquer un tel unanimisme au pays de la contestation?”

''“Lorsque trop de gens pensent différemment, les sociétés deviennent difficiles à gérer”''

Je ne crois pas que la société française donne plus dans l’unanimisme qu’une autre. Je pense que son goût du débat et de la polémique la sauve de trop d’unanimisme en permettant l’émergence d’une forme de contestation ; en tout cas, tant que les médias jouent leur rôle et donnent la parole à des opinions discordantes – et pas seulement dans le but de les pointer du doigt comme cela a trop souvent été le cas -, ce qui s’était sans doute un peu perdu ces dernières années mais qui tend à revenir plus ou moins aujourd’hui.

Je pense que cette tentation d’unanimisme est présente dans tous les groupes, toutes les sociétés, sous une forme assez inconsciente qui nous pousse à traquer les comportements “déviants”, autrement dit, non conformes au discours dominant dans les médias et l’opinion. Lorsque trop de gens pensent différemment, les sociétés deviennent difficiles à gérer. C’est pourquoi cette tendance à radicaliser l’autre pour le discréditer est une tentation ancienne de la vie publique.

Cela renforce le groupe et cela sécurise en créant un sentiment d’appartenance. Au final je pense qu’il est normal que toute société se cherche des adhésions communes mais celles-ci doivent être régulièrement contestées afin que cela ne devienne pas malsain et que l’on ne tombe pas dans la criminalisation de ceux qui ne pensent pas dans le cadre ; accepter des opinions et des voix discordantes sans tout ramener à des valeurs morales de bien et de mal. Aux Etats-Unis, il est vrai que l’expression est très libre et que l’on peut vraiment tout dire mais cela a également permis l’émergence de certains extrémismes comme le puritanisme.

De son côté, la société française est sauvée par son goût du débat. Encore une fois, elle est un des seuls pays à débattre...pour savoir s’il faut débattre (sur l’Islam et la laïcité) !

mardi, mars 15 2011

Tribune dans le Journal Le Monde : La délinquance : question sous-jacente du débat sur l'islam

Lire l'intégralité de la tribune sur le site du journal Le Monde :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/14/la-delinquance-question-sous-jacente-du-debat-sur-l-islam_1488641_3232.html

La délinquance : question sous-jacente du débat sur l'islam de Tarik Yildiz (Le Monde, 14/03/2011)

Le président de la République a annoncé l'organisation d'un débat sur la place de l'islam en France. L'UMP justifie l'utilité de ce débat avançant notamment que certaines pratiques de l'islam posent des problèmes à notre République laïque. Le sujet ne laisse pas indifférent : les réactions ont été nombreuses à droite comme à gauche. Entre ceux qui pensent qu'il représente un danger parce qu'il peut diviser les Français et ceux qui au contraire considèrent qu'il ne faut pas laisser le monopole du sujet au Front national, le clivage est prononcé. L'islam est aujourd'hui un sujet, à tort ou à raison, qui intéresse la classe politique.

Pourtant, l'islam est présent depuis le Moyen-Age en France. De la conquête de l'Hispanie au VIIIe siècle jusqu'à l'installation en France de réfugiés fuyant la Reconquista en Espagne, la présence de musulmans n'est pas nouvelle. Cependant, la crise économique combinée à un nouveau flux migratoire a peu à peu poussé la question de l'islam au cœur des débats. Certains éditorialistes, personnages publiques et responsables politiques, évoquent très régulièrement la question de l'islam en France, aujourd'hui deuxième religion du pays.

Si les arguments de la présidence et du parti majoritaire quant à l'organisation de ce débat sont tout à fait recevables, il est manifeste qu'une autre question est sous-jacente : celle de la délinquance dans la population musulmane. On observe en réalité une sorte de confusion entre la figure du musulman (parfois islamiste) et celle du délinquant. Certaines personnes d'origine musulmane, souvent modestes et habitants des banlieues défavorisées, posent des difficultés. La question est donc moins la place de l'islam que la réponse à apporter à cette délinquance.

DISTINGUER LA CORRÉLATION DE LA CAUSALITÉ

A ce propos, Eric Zemmour a déclaré que la majorité des délinquants étaient Arabes ou Noirs. Même s'il n'existe pas de statistiques ethniques en France, il est vraisemblable, notamment au vu de certaines notes ministérielles, que cette affirmation ne soit pas une contre-vérité. De même, alors que j'ai dernièrement publié un essai sur le racisme anti-Français en banlieue, certains ont mis l'accent sur la corrélation entre la religion musulmane et ce racisme, aussi porté par des individus se réclamant musulmans.

Cependant, il convient de distinguer la corrélation (il se trouve que des délinquants sont musulmans) de la relation de causalité qui n'existe pas : ce n'est pas parce qu'ils sont musulmans que la délinquance ou le racisme sont générés. L'origine du phénomène, dans les deux cas, est sociale. Bien que la présence musulmane a pris une nouvelle ampleur et qu'elle peut effectivement poser des problèmes nouveaux à un pays de tradition non-musulmane, il semble que le débat prioritaire se situe autre part.

DES PROBLÈMES SOCIAUX QUI APPELLENT À DES RÉPONSES SOCIALES

En effet, ces problèmes sur la pratique de l'islam paraissent marginaux. Sans nier que les jeunes habitants de quartiers défavorisées, souvent musulmans, sont sur-représentés dans l'expression de certains problèmes (délinquance, racisme anti-Français), il serait bon de ne pas faire de la question religieuse le sujet central.

Dans ce cadre, plusieurs pistes mériteraient d'être étudiées. Le sentiment de ne pas appartenir à la nation, la délinquance et le racisme "anti-blanc" sont liés à une forme de démission de l'Etat dans sa mission éducative et dans le respect des lois. La qualité des établissements scolaires dans certaines banlieues est médiocre, certains professeurs essayant d'adapter le savoir à leur auditoire. Il arrive qu'on étudie des textes de chansons de rap alors que les élèves des beaux quartiers acquièrent plus facilement une culture plus classique. Les habitants des banlieues pauvres sont donc doublement défavorisées : de par leur condition sociale et le manque de savoir acquis à l'école et qui demeure un moyen privilégié de s'affranchir de sa classe sociale.

Par ailleurs, le volet répressif ne doit pas être négligé. L'État éprouve des difficultés à s'imposer dans certains quartiers. L'exemple du manque de places dans les prisons est significatif : des condamnations ne sont pas appliquées faute de places. Certains juges hésitent à envoyer ces jeunes en prison par peur de l'effet "école du crime". Il serait donc bon d'assurer la sécurité de nos concitoyens, non seulement à travers l'action policière mais aussi grâce à un système judiciaire qui disposerait de davantage de places en prisons, plus humaines et donc plus susceptibles d'encourager la réinsertion.

L'exigence dans le savoir et la fermeté dans le respect des lois pourraient constituer les deux piliers d'une réponse sociale qui mettrait la question de la pratique de l'islam (aux sous-entendus potentiellement lourds de conséquences) au second plan.

Tarik Yildiz est aussi l'auteur de Le racisme anti-blanc (Editions du Puits de Roulle, décembre 2010).

mercredi, mars 9 2011

Robert Ménard (fondateur de Reporters Sans Frontières)

Robert Ménard, fondateur de RSF, a parlé du livre sur RTL :

http://www.rtl.fr/emission/la-langue-de-vipere/ecouter/robert-menard-7666938624#play

mardi, mars 8 2011

Ouvrage sur le racisme anti-blanc ou anti-Français de souche : la gauche républicaine s’empare enfin du sujet

Source : http://sociologie.blog.lemonde.fr/2011/03/06/ouvrage-sur-le-racisme-anti-blanc-ou-anti-francais-de-souche-la-gauche-republicaine-sempare-enfin-du-sujet/

Tiré de http://sociologie.blog.lemonde.fr/

06 mars 2011

Ouvrage sur le racisme anti-blanc ou anti-Français de souche : la gauche républicaine s’empare enfin du sujet

L’essayiste Tarik Yildiz, diplômé de Sciences Po Paris a dernièrement publié un essai sur le racisme anti-blanc compris comme étant le racisme anti-”Français de souche”. Cet ouvrage, court mais instructif est bien écrit et décrit la réalité d’une certaine forme d’intolérance dans certaines banlieues défavorisées. Intelligent, mesuré et républicain, l’auteur a poussé certaines personnalités, notamment de gauche, à prendre en compte ce problème longtemps nié sous prétexte qu’il est récupéré par l’extrême-droite. L’auteur estime que c’est justement en mettant les problèmes sur la table qu’il est possible de les résoudre. Nous partageons son avis, l’insécurité, le racisme ne sont pas des sujets de droite…

Cliquez ici pour vous procurer le livre : http://livre.fnac.com/a3409020/Tarik-Yildiz-Le-racisme-anti-blanc-ne-pas-en-parler/

Lire la suite en suivant le lien ci-dessus (blog du Monde)...

jeudi, mars 3 2011

Reconnaître le racisme anti-blanc n’est pas faire le jeu du Front National

Autre précision : la religion est loin d'être un facteur déterminant dans ces phénomènes (dont le racisme "anti-Français de souche") qui ont une origine d'abord sociale.

Article dans lepost.fr :

Reconnaître le racisme anti-blanc n’est pas faire le jeu du Front National, des voix commencent à s’élever à droite comme à gauche pour que le sujet soit enfin pris en considération.

Samedi 26 février dernier, Paul Amar, dans son émission « Revu et corrigé » diffusée sur France 5 recevait Ivan Rioufol - éditorialiste au journal Le Figaro - et Dominique Sopo - président de l'association SOS racisme - pour débattre du sujet « Islam en France ou Islam de France ».

Pendant cet échange Ivan Rioufol a essayé de parler à M. Sopo du livre de Tarik Yildiz : "Le Racisme anti-blanc - Ne pas en parler : un déni de réalité", malheureusement sans pouvoir aller au bout de sa phrase. En effet, le sujet reste globalement polémique, un argument récurrent étant qu’accepter de reconnaître la notion de racisme anti-blanc c’est faire sienne une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite.

Fin février dernier, Ivan Rioufol avait déjà interpellé les associations anti-racisme à propos de ce livre sur RTL, ainsi que sur son blog dans un article intitulé Cet antiracisme qui n'aime pas le Blanc.

"J'aimerais que les responsables de SOS Racisme, du Mrap, de la Licra, etc., lisent le petit livre de Tarik Yildiz : Le racisme anti-blanc, Éditions du Puits de Roulle. Yildiz, 25 ans, habite la banlieue parisienne et est diplômé de Sciences Po Paris. Il est né en France de parents venus de Turquie et il vit sa religion paisiblement. Dans ce court essai, il fait parler des "Français de souche" qui, dans les banlieues, sont les victimes silencieuses d'une "haine de la France" et de "violences racistes" portées, dit-il, par des musulmans.

L'auteur, Tarik Yildiz, apporte une précision importante sur son blog : dans son livre, il ne suggère aucunement un lien de causalité entre le fait d'être musulman et le racisme observé en banlieue, même s’il existe une corrélation.

Ivan Rioufol poursuit :

Il Tarik Yildiz écrit : "Certaines personnes que j'ai interrogées avaient les larmes aux yeux en parlant de leur quotidien ou de ce qu'il a été. J'ai senti une colère mêlée à une sorte de profonde résignation. Toutes et tous ont le sentiment de ne pas être entendus, de ne pas compter dans la société et d'être totalement délaissés. Moi-même, témoin de ce racisme dans ma scolarité, je n'avais pas mesuré l'ampleur de cette colère envers les élites et les intellectuels, accusés de ne pas vouloir voir la réalité". C'est ce deux poids deux mesures qu'avalisent les organisations antiracistes. À quoi servent-elles ? "

A peine sorti en librairie, ce livre de Tarik Yildiz connaît un succès croissant. Il s’est déjà vendu à plusieurs centaines d’exemplaires bien que, à l’instar du « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel il soit édité chez un petit éditeur régional. Pourquoi un tel envol des ventes ? Parce que la réalité est celle-ci : nombre de personnes subissent cette forme de racisme et se heurtent de plein fouet au déni de réalité. Si elles parlent, elles sont au mieux ignorées, au pire traitées de… racistes ! Il y a une véritable détresse à prendre en considération.

Certes, parler ne résoudra pas le problème en soit, mais permettra d’avancer. Il faut que cesse cette irresponsabilité de la République qui frise la lâcheté. Non ! Parler du racisme anti-blanc n’est pas faire le jeu du FN contrairement à ce que ce que l’on entend souvent, c’est même précisément l’inverse. Annonce-anap_Orange_14-c08d8.jpg Certains disent qu’aborder ce sujet est courageux, pour d’autres c’est le devoir de tout un chacun que de lutter contre toute forme de discrimination quelle qu’elle soit.

Les personnes touchées par ce déni de réalité ne doivent pas se sentir obligées, en désespoir de cause, de se tourner vers les seuls partis politiques qui abordent le sujet, en particulier le Front National qui, par ailleurs, rappelons-le, soutient le rétablissement de la peine de mort, l’interdiction de l’IVG, l’abaissement de la majorité pénale afin de pouvoir agir juridiquement dès 10 ans, etc.

Heureusement, quelques voix commencent à se faire entendre à droite comme à gauche. On a parlé d’Ivan Rioufol (Le Figaro). On peut aussi citer Claude Ruche, président de l’AFIC (Accueil et formation pour l'intégration et la citoyenneté) dont Tarik Yildiz sera l’invité pour son émission Le Canap’Orange le 8 avril prochain diffusée sur le discriminologue.org, premier site web d'information et d'auto-formation citoyen en Europe, entièrement consacré à l'apprentissage des préjugés et à la Lutte contre les Discriminations. Quant à Romain Pigenel, enseignant-chercheur en philosophie à la Sorbonne et militant socialiste depuis 2002, il incite la gauche à prendre au sérieux et à respecter les Français qui éprouvent un malaise ; à discuter de façon ouverte et non polémique de ce qui leur pose problème. Le racisme anti-blanc est l’un de ces malaises ressentis dont il faut dès à présent affronter la réalité.

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http://livre.fnac.com/a3409020/Tarik-Yildiz-Le-racisme-anti-blanc-ne-pas-en-parler

Pour commander le livre

Les Éditions du Puits de Roulle

mardi, février 22 2011

RTL soir 22 février 2011

Le 22 février 2011, l'éditorialiste Ivan Rioufol mentionne le livre de Tarik Yildiz sur le racisme anti-blanc. Voici le lien sur le site d'RTL : (RTL soir du 22 février, à partir de la 55ème minute) : http://www.rtl.fr/emission/rtl-soir/ecouter/rtl-soir-du-22-fevr-2011-7662562345/



Le livre à la FNAC (livraison gratuite) : http://livre.fnac.com/a3409020/Tarik-Yildiz-Le-racisme-anti-blanc-ne-pas-en-parler/

lundi, février 21 2011

Article d'Ivan Rioufol mentionnant le livre

''Article d'Ivan Rioufol, Le figaro le 21 février 2011

Les organisations antiracistes, qui ont fait condamner Eric Zemmour pour provocation à la discrimination raciale et dont certaines, comme le Cran, réclament à ses employeurs "d'en tirer toutes les conséquences", ne devraient pas se réjouir si vite. D'autant que leur victoire a été concédée par une Justice qui n'inspire plus confiance à une partie de l'opinion, de plus en plus attachée à la défense de la libre expression, que l'internet ne fera plus reculer. Or c'est cette liberté qui est atteinte par le jugement. Il sanctionne non pas des outrances mais un commentaire sur la réalité d'une délinquance ethnique et une appréciation hâtive sur la liberté laissée à un employeur de choisir son employé. Cet empressement à sanctionner des propos effectivement déplaisants sur les comportements de certaines minorités vient rappeler que l'idéologie antiraciste, ce communisme du XXI è siècle, n'a pas encore rendu les armes. Cependant, je pense que ces mouvements prétendument exemplaires mènent des combats à sens unique qui les rendent pour cela indéfendables. Il y a de l'imposture derrière leur posture.

Je n'insiste pas sur ceci: il est ahurissant de constater que le flot de haine que déversent certains rappeurs contre la France et les Français laisse les censeurs indifférents à ces propos tenus dans l'impunité. Mais cette surdité dépasse ce seul domaine, souvent rappelé à juste titre. L'aveuglement est, plus généralement, sur ce nouveau et banal racisme anti-blanc observable dans des banlieues. S'en émouvoir vaut, pour les flics de la pensée, d'être accusé de tenir des propos d'extrême droite. Or, je soutiens que nous assistons actuellement au même déni qui avait conduit les donneurs de leçons à ne pas vouloir regarder, à la fin des années quatre-vingt-dix, la montée de la judéophobie chez de nombreux jeunes des cités. Pour les mouvements antiracistes, seuls le Blanc et le "Français de souche" sont apparemment présumés coupables. Et c'est cette injustice, avalisée par une Justice perméable à un politiquement correct construit sur la haine de soi et le déni des faits, qui révulse une partie de l'opinion.

J'aimerais que les responsables de SOS Racisme, du Mrap, de la Licra, etc, lisent le petit livre de Tarik Yildiz : Le racisme anti-blanc, Editions du Puits de Roulle. Yildiz, 25 ans, habite la banlieue parisienne et est diplômé de Sciences Po Paris. Il est né en France de parents venus de Turquie et il vit sa religion paisiblement. Dans ce court essai, il fait parler des "Français de souche" qui, dans les banlieues, sont les victimes silencieuses d'une "haine de la France" et de "violences racistes" portées, dit-il, par des musulmans. Il écrit : "Certaines personnes que j'ai interrogées avaient les larmes aux yeux en parlant de leur quotidien ou de ce qu'il a été. J'ai senti une colère mêlée à une sorte de profonde résignation. Toutes et tous ont le sentiment de ne pas être entendus, de ne pas compter dans la société et d'être totalement délaissés. Moi-même, témoin de ce racisme dans ma scolarité, je n'avais pas mesuré l'ampleur de cette colère envers les élites et les intellectuels, accusés de ne pas vouloir voir la réalité". C'est ce deux poids deux mesures qu'avalisent les organisations antiracistes. A quoi servent-elles?

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2011/02/cet-antiracisme-qui-naime-pas.html''

Précisions de l'auteur, Tarik Yildiz : Je souhaite apporter une précision : dans mon livre, je ne suggère aucunement un lien de causalité entre le fait d'être musulman et le racisme observé en banlieue.

Lire le livre "Le racisme anti-blanc" : http://livre.fnac.com/a3409020/Tarik-Yildiz-Le-racisme-anti-blanc-ne-pas-en-parler

mercredi, février 16 2011

Page FNAC du livre "Le racisme anti-blanc" de Tarik Yildiz mise à jour

http://livre.fnac.com/a3409020/Tarik-Yildiz-Le-racisme-anti-blanc-ne-pas-en-parler La page FNAC a été mise à jour

Témoignages sur le racisme anti-blanc dans les banlieues défavorisées d’Île-de-France.

« Suite à la rédaction d’un article sur le racisme anti-blanc publié sur le site internet Terre d’avenir et repris sur le Bondy Blog, j’ai décidé de prolonger mon initiative devant les nombreuses réactions qu’il a suscitées.

J’ai entamé la rédaction de ce petit livre dans l’optique de faire entendre ceux qui pensent qu’il y a deux poids et deux mesures dans le traitement du racisme en France.

À travers neuf entretiens représentatifs des nombreux témoignages reçus, j’ai essayé de mettre en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les victimes de ce racisme à l’école et dans les quartiers défavorisées d’Île-de-France. »

A propos de l'auteur :

Né en 1985, habitant la banlieue parisienne qu’il connaît bien, Tarik Yildiz est diplômé de Sciences Po Paris depuis juillet 2009. Il rédige actuellement une thèse de sociologie politique relative à l’intégration sociale des populations musulmanes en France.

Quelques commentaires sur le site de la FNAC où il est possible de se procurer le livre (livraison gratuite)

Samir, de Paris Je suis tombé par hasard sur cet ouvrage dont le titre ma véritablement interpellé car il soulève un sujet dont on ne parle pas ou qui, lorsqu'il est évoqué, est sans cesse instrumentaliser par les extrêmes. J'ai personnellement été frappé par la qualité et l'authenticité des témoignages retranscrits de manière efficace et sans artifice par l'auteur. Après ce constat clair et sans appel, j'espère que M. Yildiz se penchera sur les solutions à apporter à cette réalité longtemps niée.

Phil, de Lyon C'est un livre violent mais mesuré à la fois qui ne tombe pas dans la caricature. Violent dans le sens où ce qui se passe dans certaines banlieues est vraiment violent mais l'auteur montre le phénomène avec mesure.

Profmin. Bon petit livre que j'ai d'abord pris avec des pincettes mais qui, après avoir lu le contenu m'a convaincu. Ceux qui s'intéressent à la situation en banlieue, la laïcité, les problèmes d'intégration et d'immigration devraient lire cet ouvrage.

Caro, France Un livre rare par son exposé sobre de témoignages. A lire assurément et à faire connaître autour de soi. Chacun s'y retrouvera. On espère, à cette lecture, que les politiques cesseront de faire l'autruche devant ce phénomène bien réel qu'est le racisme anti-blanc en France métropolitaine.

Michelle, France Agréablement surprise par ce livre qui décrit bien la situation dans les banlieues, le racisme anti-français et la pression sociale qui existe. Je le recommande aux sociologues qui ne vont pas sur le terrain et à ceux qui veulent comprendre ce qui se passe dans certains quartiers. C'est intelligent bien construit et non caricatural.

samedi, février 12 2011

Interview de l'auteur du livre "Le racisme anti-blanc" dans le Bondy Blog

http://yahoo.bondyblog.fr/201102110001/%C2%AB-le-racisme-anti-blanc-un-sujet-de-societe-que-nous-devons-affronter-%C2%BB/

« Le racisme anti-blanc : un sujet de société que nous devons affronter »

Vendredi 11 février 2011 | Posté par Axel Ardes |

Axel a rencontré Tarik Yildiz, 25 ans, diplômé de Sciences-Po Paris et doctorant en sociologie politique, auteur d’un livre sur cette question sensible dont « les gens des quartiers doivent pouvoir débattre ». INTERVIEW

Tu as écrit un livre intitulé « Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité ». Peux-tu expliquer ce qui t’as donné envie d’aborder ce sujet ?

J’ai travaillé pour le site Terre d’avenir, édité conjointement par l’agglomération de communes de Seine-Saint-Denis Plaine Commune et le BondyBlog. Dans ce cadre, j’ai eu de nombreux témoignages spontanés qui m’ont alerté sur ce problème. J’ai écrit quelques articles qui en ont parlé. Puis, je me suis rendu compte que c’était un sujet qui mériterait un traitement plus large. C’est pourquoi, j’ai décidé de les compiler et de les proposer à des éditeurs. L’un d’eux m’a recontacté même s’il était gêné par le titre au début.

Justement, pourquoi distinguer le « racisme anti-blanc » comme tu le fais du racisme au sens large ?

Pour comprendre cela, il faut se mettre du coté des victimes de ce racisme. Elles ont utilisé cette expression à de multiples reprises. Ne pas le formuler ainsi aurait été une trahison. Même si cela fait polémique je pense que l’expression se justifie. Il ne s’agit pas de faire une hiérarchie mais de décrire une réalité. C’est un constat qui appelle à une future analyse.

Es-tu sûr que ce qui est décrit dans ce livre est complètement le reflet de la réalité ?

J’ai moi-même assisté à ce type de problème dans mon quartier lorsque j’étais plus jeune, dans mon collège par exemple. Un copain de classe, prénommé Christophe, se faisait harceler, insulter, frapper et tout le monde dans la classe faisait le lien avec son origine. Les différents témoignages du livre montrent la même chose quel que soit le groupe d’appartenance des différents protagonistes.

Etre blanc, c’est prendre le risque d’être un bolosse comme on dit en banlieue ?

L’expression de bolosse est à la croisée de ce que je dénonce : à la fois une attaque contre une origine ethnique et une appartenance sociale supposées. Guillaume, Bastien, Fatma ou Céline (quelques-unes des personnes interrogées dans le livre, ndlr) montrent que c’est de plus en plus une réalité en banlieue, à tel point que certains Français s’inventent une origine métissée. Cette intolérance se focalise sur l’origine ethnique supposée d’abord chez les plus jeunes, au collège, car l’effet de groupe y joue à plein régime pour ce type de racisme. C’est au collège que la situation semble globalement la plus difficile. Puis cela s’atténue globalement dans les classes plus âgées sans disparaître toutefois comme le montrent Bastien et sa mère. Cet effet de groupe contre « les Français de souche » est donc plus problématique au collège qu’au lycée et au lycée plus que dans la vie adulte.

Tu utilises des expressions comme « Français de souche », or tu ne ressembles pas à l’image stéréotypée de la France ?

(Rires) Mes parents viennent de Turquie, mais je suis français et j’ai grandi en banlieue. Je pense que ces questions ont souvent été laissées à des sites marginaux. Je crois que c’est un tort et qu’il s’agit d’un vrai sujet de banlieue et un sujet de société que nous devons affronter.

En reprenant cette expression, tu n’as pas peur de servir la soupe au Front national ? Surtout que ton livre semble très critique vis-à-vis de l’immigration musulmane…

En banlieue, il y a une concentration de problèmes, mais le problème du racisme ant-blanc n’a rien à voir avec la religion des personnes. L’intégration se fait moins bien pour des raisons sociales parce que le groupe se referme sur lui au fur et à mesure. Trop de gens de la même appartenance y sont regroupés. Avant, c’était plus facile économiquement, l’Etat jouait son rôle dans les quartiers ainsi que l’école. Ils permettaient une réelle ascension sociale. Quelque chose s’est cassé dans les dernières années mais il ne faut pas confondre corrélation et causalité. Enfin, je ne me définis pas en fonction de ce parti politique ni d’aucun autre d’ailleurs.

Mais tout de même, pour ceux qui vont lire ton opuscule, il y a des passages récurrents sur la religion musulmane. Hassan se dit musulman, mais il a des problèmes car il mange durant le ramadan ou achète de l’alcool, etc.

Justement, c’est un très bon exemple de ce que je dénonce. Le racisme anti-blanc oblige tout le monde à se conformer à une norme bien plus répressive et qu’elle que soit l’origine de ceux qui y sont confrontés. S’il y avait eu une véritable mixité sociale dans les quartiers, Hassan n’aurait pas ressenti cette pression. La vraie différence c’est qu’avant, la banlieue était un lieu de mélange. Il existe des zones où la pâte ne prend plus. La loi du groupe prédomine sur celle du vivre ensemble. Des gens de ces quartiers partent de ces zones, laissant ceux qui restent de plus en plus dans l’entre-soi. L’enjeu c’est que ce ne soit pas seulement des Zemmour ou des Finkelkraut qui puissent en parler. Les gens des quartiers doivent pouvoir en débattre. C’est aussi une bataille de mots. Je parle de ce racisme anti-blanc parce que je ne veux pas laisser cette expression à des groupes dont je ne partage pas l’idéologie.

Mais ton livre semble être à charge : tu n’as trouvé presque aucun témoignage qui critique ta thèse. Il n’y avait aucun habitant dans ces quartiers pour s’oppose à cette notion de racisme anti-blanc ?

Si on comprend le racisme comme l’appartenance supposée à un groupe, alors, je crois qu’il y a en France comme ailleurs des cas de racisme. Le racisme dont je parle est une réalité. Ce sont les gens qui sont largement venus à moi pour raconter leurs ressentis avec leurs propres mots. Mon étude ne prétend pas à une représentativité scientifique du terrain. J’ai simplement voulu raconter et montrer ce que certains habitants de ces quartiers ressentent à travers des témoignages spontanés.

Ton livre sort après celui d’Hugues Lagrange (« Le déni des cultures », au Seuil) qui met en relation une origine ethnique et des problèmes d’intégration. Qu’as-tu pensé du débat que cela a provoqué en France ?

J’ai trouvé l’analyse d’Hugues Lagrange intéressante. Je crois qu’elle apporte quelque chose au débat. Je ne la partage pas même si je la trouve plus mesurée que les réactions caricaturales qu’elle a provoquées. Pour permettre l’intégration, les facteurs culturels de l’origine ethnique ne sont pas déterminants. Le plus important, c’est la force de l’Etat et sa volonté de permettre l’intégration notamment par le biais de l’école républicaine. Il faut juste aider les gens à s’élever.

Propos recueillis par Axel Ardès

Tarik Yildiz, « Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité », Les Editions du Puits de Roulle.

Se procurer le livre à la FNAC :

http://livre.fnac.com/a3409020/Tarik-Yildiz-Le-racisme-anti-blanc-ne-pas-en-parler